HUMBOLO TIME
SSMSI ENQUÊTE VRS 2024 · MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR 2024 · MIPROF · ARRÊTONS LES VIOLENCES 2024
SOCIÉTÉ · 2026

Et si 81 % des violences conjugales
n'arrivaient jamais sur un bureau de juge ?

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femmes victimes de violences conjugales en 2023 — SSMSI 2024
Plaintes déposées (violences conjugales)
19 %
Plaintes déposées (violences sexuelles)
7 %
Féminicides conjugaux 2024
107 (vs 96 en 2023)

L'analyse complète sur humbolo time

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8 MIN · SSMSI 2024 · MIPROF · INTÉRIEUR

376 000 victimes 19% de plaintes

En 2023, selon l’enquête de victimation SSMSI, 376 000 femmes majeures déclarent avoir été victimes de violences physiques, verbales ou psychologiques au sein du couple. C’est une estimation minimale : l’enquête n’inclut pas les femmes en hébergement collectif, SDF, ou dans les DROM hors Guadeloupe, Martinique et Réunion. Parmi ces 376 000 victimes : 19% seulement ont déposé une plainte.

107
Féminicides conjugaux en 2024 contre 96 en 2023. 1/3 avaient signalé des violences avant d’être tuées.
94 enfants orphelins en 2024. Miprof / Arrêtons les Violences.
376 k
Femmes victimes de violences conjugales en 2023 estimation minimale (SSMSI 2024)
19%
Des victimes de violences conjugales ont porté plainte en 2023
277 k
Femmes victimes de viols/agressions sexuelles en 2023 7% de plaintes
74%
Des victimes de violences conjugales enregistrées sont des femmes (Ministère Intérieur 2024)
📚 SSMSI enquête VRS 2024 Ministère de l’Intérieur Miprof Arrêtons les Violences 2024

Les violences sexuelles : 277 000 victimes, 7% de plaintes

En 2023, 277 000 femmes majeures sont estimées victimes de viols, tentatives de viol et/ou agressions sexuelles. 7% seulement ont porté plainte. En 2024, 122 600 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées par les services de police et gendarmerie dont 85% sont des femmes selon le Ministère de l’Intérieur.

Les deux biais documentés du système judiciaire

L’article miroir documente que les hommes reçoivent 63% de peines supplémentaires crime identique un biais réel. Le biais symétrique existe : les témoignages de victimes féminines sont davantage mis en doute, les procédures plus longues, le taux de classement sans suite pour violences sexuelles plus élevé. Le taux de condamnation pour viol ne dépasse pas quelques % des actes réels estimés l’écart entre crimes commis et condamnations prononcées est vertigineux.

Les deux biais sont réels. Ils sont documentés. Et ils méritent la même rigueur analytique non pour opposer les souffrances, mais pour identifier les dysfonctionnements systémiques du même côté du prétoire.

Sources :

[1] Arrêtons les Violences / Miprof Chiffres de référence 2024.

[2] SSMSI Enquête Vécu et Ressenti en matière de Sécurité 2024.

[3] Ministère de l’Intérieur Victimes de violences physiques et sexuelles 2024.