Le 21 janvier 2026, le Haut Conseil à l’Égalité publie son baromètre annuel sur le sexisme en France. Le titre : La menace masculiniste. Le constat principal — celui que la presse va relayer pendant deux semaines — tient en un chiffre : 12,5 millions de Français adhèrent au sexisme paternaliste. Soit, dans la grille du HCE, près d’un quart de la population âgée de quinze ans et plus.
Sur les 12,5 millions, 7,5 millions sont des hommes. Et 5 millions sont des femmes.
Ce dernier chiffre n’a pas été repris dans le communiqué de presse du ministère. Il est pourtant central. Parce qu’il rend la thèse officielle plus difficile à tenir : si cinq millions de femmes adhèrent au système qu’on dit les opprimer, deux options s’ouvrent. Soit ce système n’est pas une oppression. Soit ces femmes ne savent pas ce qu’elles veulent. Le HCE choisit la seconde lecture. C’est un choix méthodologique, pas un fait.
Cet article ne défend pas le paternalisme. Il regarde, données en main, ce que les institutions diagnostiquent comme un sexisme et ce que la majorité statistique des Français — femmes incluses — déclare et fait au quotidien. L’écart entre les deux est ce qui mérite d’être compté, dans le prolongement de ce que disent vraiment les chiffres du féminisme.
Ce que Glick et Fiske ont démontré en 1996
Avant 1996, les outils de mesure du sexisme étaient à peu près tous orientés vers le sexisme hostile : “les femmes sont moins compétentes”, “les femmes exagèrent les inégalités”, “les féministes sont en colère parce qu’elles n’ont pas trouvé d’homme”. Ces énoncés sont aujourd’hui rejetés par la majorité des sociétés occidentales, et leur recul a fait dire pendant deux décennies que “le sexisme reculait”.
Peter Glick (Lawrence University) et Susan Fiske (Princeton) ont fait remarquer que cette mesure était partielle. Dans leur article fondateur paru dans le Journal of Personality and Social Psychology en 1996, ils proposent l’Ambivalent Sexism Inventory (ASI), qui mesure deux dimensions :
- Le sexisme hostile. Énoncés ouvertement négatifs envers les femmes. “Les femmes sont trop facilement offensées.” “Une fois mariées, elles essaient de contrôler leurs maris.” Ces items sont aujourd’hui largement rejetés en surface dans la plupart des sociétés occidentales.
- Le sexisme bienveillant ou paternaliste. Énoncés ostensiblement positifs envers les femmes, mais qui les enferment dans un rôle prescrit. “Les femmes doivent être chéries et protégées par les hommes.” “Aucun homme n’est vraiment complet sans l’amour d’une femme.” “Les femmes ont une qualité morale que peu d’hommes possèdent.”
Leur démonstration est mesurée : les deux dimensions corrèlent positivement entre individus (qui adhère à l’une adhère plus souvent à l’autre), mais corrèlent positivement aussi à l’échelle des sociétés : les pays où le sexisme bienveillant est le plus accepté sont aussi ceux où le sexisme hostile est le plus accepté. Le paternalisme n’est pas l’antidote au sexisme. Il en est la version socialement présentable.
Le sexisme bienveillant repose sur trois piliers : paternalisme protecteur (les femmes ont besoin qu’on les protège), différenciation de genre complémentaire (elles ont des qualités que les hommes n’ont pas), et intimité hétérosexuelle (un homme n’est complet qu’avec elles). Ce sont précisément les énoncés qui passent inaperçus parce qu’ils ressemblent à des compliments. C’est cela qui en fait un outil de maintien si efficace.
Ce que l’Ambivalent Sexism Inventory mesure en France
Le baromètre 2026 du HCE repose sur une enquête menée par Toluna Harris Interactive auprès de 3 061 personnes représentatives de la population française, âgées de quinze ans et plus. Pour la première fois, le questionnaire intègre systématiquement l’Inventaire de sexisme ambivalent de Glick et Fiske dans sa version validée pour le français. Voici, sans filtre, les items qui composent l’adhésion au sexisme paternaliste :
Items du sexisme paternaliste — Adhésion population française
Source : Rapport HCE 2026 sur l’état du sexisme en France, baromètre Toluna Harris Interactive, novembre 2025, n=3 061.
Tu remarqueras un détail. Le communiqué de presse du ministère de l’Égalité, signé Aurore Bergé, donne le chiffre de 68% pour la responsabilité financière des hommes. Le rapport intégral du HCE, lui, écrit noir sur blanc 78%. Dix points d’écart entre la communication politique et le document technique. Le rapport reste la source primaire — c’est lui qui fait foi.
Pris séparément, chacun de ces items semble inoffensif. Pris ensemble, ils dessinent un cadre où la femme est une fonction (douceur, maternité, élégance) et l’homme un dispositif (protection, ressources, charge). Ce cadre, sept Français sur dix le valident à divers degrés. C’est la majorité. Pas une frange. Pas une réaction. Le centre démographique du pays.
III — La décomposition5 millions de femmes adhèrent au système qu’on dit les opprimer
Le HCE, à son crédit, ne masque pas la donnée gênante. À la page 15 du rapport intégral, on lit : « Avec 7,5 millions d’hommes et 5,0 millions de femmes concernés, son ampleur révèle une acceptation sociale plus large. »
La décomposition par sexe : 27% des hommes adhèrent au sexisme paternaliste contre 18% des femmes. L’écart est de neuf points. Il existe. Il n’est pas négligeable. Mais il ne permet pas de dire que le paternalisme est imposé par une moitié à l’autre. Il dit qu’environ une femme française sur cinq souscrit explicitement à un cadre que l’institution qualifie de sexiste.
Plus dérangeant encore pour la lecture militante : le rapport reconnaît qu’« cette tendance s’inverse dans certaines catégories socioprofessionnelles, comme parmi les inactives et les employées, où les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à y souscrire ». Autrement dit, là où les contraintes matérielles sont les plus fortes — précarité, faibles revenus, charges parentales — ce sont les femmes elles-mêmes qui plébiscitent le plus le modèle protecteur. Le HCE lit cela comme une preuve d’aliénation. Les concernées, elles, n’ont pas été interrogées sur le terme.
Cette adhésion massive n’a rien d’irrationnel. Glick & Fiske et leurs équipes l’ont documenté en 2000 sur 15 000 personnes dans 19 pays : dans les sociétés où l’inégalité de genre est forte, les femmes adhèrent souvent davantage au sexisme bienveillant que les hommes. La raison : refuser le paternalisme revient à perdre la valorisation sans gagner l’autonomie. Le pacte paternaliste est un pacte rationnel dans des contextes où l’alternative — l’autonomie complète — n’est pas socialement praticable.
IV — L’agiLe déclaratif rejoint le comportement quotidien
Si le baromètre HCE ne mesurait que des opinions, on pourrait l’écarter comme un effet de questionnaire. Le problème est que les comportements convergent. L’IFOP a publié en 2023 une enquête pour Zenchef, conduite auprès de 1 525 Français, sur la sortie au restaurant en couple. Les chiffres :
- 72% des hommes et 59% des femmes considèrent qu’« il est normal que l’homme propose de payer l’ensemble de l’addition au restaurant la première fois » — un partage de la note encore très asymétrique : 72% des hommes paient seuls le premier rendez-vous
- 72% des hommes paient effectivement l’intégralité du premier dîner, contre 8% des femmes
- 33% des Français trouvent normal que dans certains restaurants chics, les cartes présentées aux femmes ne contiennent pas les prix — 40% des hommes, 27% des femmes
L’écart de 13 points entre les sexes sur le premier item est notable. Mais 59% des femmes interrogées valident encore une asymétrie financière au bénéfice de leur partenaire masculin. Soit deux fois la proportion de femmes formellement classées « paternalistes » par le HCE.
Sur la question de l’addition, 59% des femmes adhèrent à une norme que l’institution range parmi les sexismes. Ce ne sont pas trois pour cent. Ce sont six femmes sur dix.
L’INSEE complète le tableau côté carrières. Dans France, portrait social édition 2023, l’institut chiffre que 42% des femmes en couple occupent une position sociale inférieure à celle de leur conjoint, contre 20% des hommes. Sur cent couples français, soixante-deux adoptent un schéma social asymétrique en faveur de l’homme. Le taux d’homogamie atteint 38%. L’hypergamie sociale, mécanique encore dominante, est plus de deux fois plus fréquente que l’hypogamie. Et ce, malgré le fait que les femmes sont aujourd’hui plus diplômées que les hommes dans toutes les cohortes nées après 1970 (INSEE-INED, Bouchet-Valat 2015). Quand l’arithmétique du diplôme bascule, la majorité des couples préserve quand même la hiérarchie sociale en faveur de l’homme.
V — L’effet DardennePourquoi le compliment cogne plus fort que l’insulte
Le sexisme hostile est dénonçable. Quand un manager dit “je préfère ne pas embaucher de femmes en âge d’avoir des enfants”, il y a un Code du travail, des prudhommes, une jurisprudence. Quand le même manager dit “vous êtes tellement formidable avec les enfants, ce serait dommage de vous infliger ce poste à responsabilités qui demande des heures impossibles, je vous épargne”, la même décision est prise mais la flèche est dorée.
La psychologue belge Benoît Dardenne (Université de Liège) a publié en 2007 dans le Journal of Personality and Social Psychology une série d’études devenues classiques. Le protocole : exposer des étudiantes à un discours managérial soit hostile, soit paternaliste, juste avant une tâche cognitive standardisée. Le résultat : les étudiantes du groupe paternaliste obtiennent des scores significativement inférieurs à celles du groupe hostile. La raison documentée : le paternalisme crée un doute interne (“est-ce qu’il pense vraiment ça parce que je suis incapable ?”) qui mobilise des ressources cognitives. L’hostilité, plus claire, déclenche une réaction de défense qui paradoxalement protège la performance. L’éloge enferme là où l’insulte mobilise.
Comment le compliment cogne plus fort que l’insulte
Source : Dardenne B., Dumont M., Bollier T., 2007, “Insidious Dangers of Benevolent Sexism”, JPSP.
Sur le terrain, cela se traduit en mécanique de carrière mesurable :
- L’auto-sélection des femmes en début de carrière, qui anticipent une “incompatibilité maternité-poste” intériorisée plus tôt et plus profondément que les hommes équivalents (DARES, enquêtes Conditions de travail).
- L’écart de demande salariale en entretien (gender pay gap initiale) : à compétences égales, les jeunes diplômées demandent en moyenne moins que les jeunes diplômés (étude APEC 2023). L’auto-modération entretenue par “il vaut mieux être agréable que combattante”.
- La distribution domestique : le “elle s’occupe des enfants parce qu’elle est plus apte” — paternaliste — produit objectivement les mêmes 64 % de tâches domestiques pour les femmes (INSEE Emploi du temps) qu’aurait produit “elle s’occupe des enfants parce que c’est son rôle”.
La fausse conscience comme verrou épistémologique
Face à ces données, le HCE doit expliquer pourquoi la majorité de la population, hommes et femmes confondus, déclare et reproduit ce qu’il qualifie de sexisme. Sa réponse occupe deux pages du rapport. Citation littérale : « certaines femmes intériorisent ainsi, parfois inconsciemment, des schémas qui légitiment des inégalités ou valorisent des modèles traditionnels de féminité ». Et plus loin : « les contraintes matérielles et les processus de socialisation peuvent conduire certaines femmes à intérioriser des modèles qui, en apparence, les valorisent, mais qui, en réalité, limitent leur autonomie ».
C’est l’argument classique de la fausse conscience, hérité du marxisme et appliqué au genre. Le sociologue français Raymond Boudon en a fait, dès les années 1980, une critique méthodologique restée valide. Le problème logique : si l’adhésion au système prouve l’aliénation, et si le rejet du système prouve l’éveil, alors aucune donnée empirique ne peut contredire la thèse. Elle est irréfutable par construction — le même verrou que celui mobilisé pour la mesure de la victimisation déclarative.
Concept selon lequel les membres d’un groupe dominé peuvent adhérer à des représentations qui justifient leur propre domination, sans en avoir conscience. Critiqué pour son caractère non-falsifiable : par construction, toute adhésion est lue comme symptôme, tout refus comme prise de conscience. La position du chercheur devient alors structurellement supérieure à celle de l’enquêté.
Karl Popper appellerait cela un système clos. Une thèse qui ne peut être prouvée fausse n’est pas une thèse scientifique. Elle est une grille de lecture morale. Le HCE est dans son droit de la mobiliser. Mais il faut la nommer pour ce qu’elle est : un cadre normatif, pas un constat neutre.
Une seconde fragilité : si l’on accepte le principe de fausse conscience pour les femmes paternalistes, pourquoi ne pas l’appliquer aux femmes féministes ? Pourquoi leur adhésion serait-elle, à elle, le signe d’une lucidité retrouvée plutôt que d’une autre socialisation ? Le rapport ne pose pas la question. C’est sa limite épistémologique.
VII — Le retour du masculin protecteurQuand le paternalisme se réinvente plus jeune que prévu
La surprise du baromètre HCE — confirmée et amplifiée d’année en année — est que les items paternalistes progressent chez les hommes de 25 à 34 ans. Le récit linéaire d’un sexisme qui recule génération après génération s’effondre. Sylvie Pierre-Brossolette, présidente du HCE, a résumé en une phrase : « Le sexisme persiste, et chez les jeunes hommes il s’aggrave ». Les jeunes hommes français adhèrent plus que leurs aînés à “un vrai homme protège”, “il est normal qu’il dirige le couple financièrement”, “les femmes préfèrent un homme dominant”.
Trois lectures coexistent dans la littérature :
- Lecture compensatoire : dans une économie où les jeunes hommes performent moins que les jeunes femmes à l’école, à l’université, sur certains segments du marché de l’emploi, le récit “protecteur” reconstitue un statut. Le paternalisme comme repli identitaire face au déclassement relatif.
- Lecture de la manosphere : les contenus produits par la sphère red pill, les coachs en séduction, les podcasts masculinistes diffusent un cadrage paternaliste réinventé (le “high value man” qui protège et pourvoie). Audiences cumulées : plusieurs millions de jeunes hommes francophones (Médiamétrie, données plateformes).
- Lecture sociologique : la précarisation économique des classes populaires et moyennes-basses jeunes rend l’arrangement traditionnel — homme protecteur, femme à la maison ou en complément — financièrement irréalisable, mais idéologiquement plus désirable. Plus le modèle est inaccessible, plus il est idéalisé.
Ces trois lectures ne s’excluent pas. Elles décrivent un même phénomène depuis trois angles. Le résultat net est connu : le sexisme paternaliste n’est pas un résidu de l’ancien monde en voie d’extinction. C’est un dispositif vivant qui se reconfigure à chaque génération.
VIII — Le mating gapCe que la convergence des chiffres dessine vraiment
Mets bout à bout les données disponibles. Le portrait n’est pas celui d’un sexisme imposé d’en haut par un système masculin réticent au changement. Il est celui d’un système largement consenti, choisi, et reproduit par les deux sexes — avec un biais d’intensité plus marqué chez les hommes, oui, mais sans rupture catégorielle.
Convergence statistique du paternalisme — France 2023-2026
Sources : HCE 2026 (n=3 061) ; IFOP-Zenchef 2023 (n=1 525) ; INSEE, France portrait social 2023 ; INED-INSEE Bouchet-Valat 2015.
Trois chiffres résument l’arithmétique. Sur cent Français, vingt-trois sont formellement paternalistes selon le HCE. Mais soixante-cinq estiment que l’homme doit payer. Et soixante-deux pour cent des couples adoptent l’asymétrie sociale en faveur de l’homme. Il existe un noyau dur d’opinion paternaliste. Il existe une couche externe, plus large, de pratiques alignées sur le même modèle. Et elle ne se réduit ni au déclaratif des hommes ni à l’aliénation supposée des femmes face aux attentes économiques croisées.
Le rapport HCE, dans une note souvent passée inaperçue, le concède implicitement : il observe que « ces attentes genrées semblent non seulement persister, mais également s’accentuer par rapport aux données antérieures ». Page 26, en bas. La tendance n’est pas au déclin du paternalisme. Elle est au renforcement.
IX — VerdictCompter, ne pas juger
Trois faits, sortis du même rapport et des mêmes bases statistiques publiques :
Premier fait. Douze millions et demi de Français, dont cinq millions de femmes, adhèrent à un cadre relationnel asymétrique que les institutions qualifient de sexisme paternaliste. Source : HCE, baromètre 2026 ; cadre conceptuel Glick & Fiske 1996.
Deuxième fait. Les comportements observables — qui paie, qui interrompt sa carrière, qui occupe la position sociale supérieure — confirment ce que les opinions déclarent. Sources : IFOP 2023, INSEE 2023, INED 1999-2015. Et les effets cognitifs documentés (Dardenne 2007) prouvent que ces préférences ne sont pas neutres en conséquences.
Troisième fait. Pour expliquer la part des femmes adhérant à ce système, le rapport doit invoquer la fausse conscience. Cette manœuvre rend la thèse logiquement irréfutable. Elle n’est plus, dès lors, une description ; elle est une prescription.
Ce que les institutions appellent sexisme paternaliste est ce que la majorité des Français choisit, déclare et reproduit. Le qualifier d’imposition exige d’invoquer la fausse conscience, c’est-à-dire de soustraire les concernées au verdict de leurs propres choix. Le sexisme hostile recule. Le paternaliste persiste — parce qu’il ressemble à un compliment, et parce qu’une partie de celles qu’il enferme y trouvent un statut que rien d’autre ne leur restitue.
Tu peux trouver cette préférence majoritaire désirable. Tu peux la trouver regrettable. Aucune des deux positions ne change la donnée. Douze millions et demi, sur l’échantillon HCE redressé. Soixante-cinq sur cent, sur l’échantillon IFOP. Quarante-deux sur cent, sur l’échantillon INSEE. Et, dix-neuf pays sur dix-neuf, dans l’étude inter-culturelle de Glick & Fiske.
Le reste, comme toujours, est affaire d’arithmétique.
Sources principales :
[1] Glick P., Fiske S. T., 1996, The Ambivalent Sexism Inventory: Differentiating Hostile and Benevolent Sexism, Journal of Personality and Social Psychology, vol. 70, n° 3, p. 491-512.
[2] Glick P., Fiske S. T. et al., 2000, Beyond Prejudice as Simple Antipathy: Hostile and Benevolent Sexism Across Cultures, JPSP, vol. 79, n° 5 (étude inter-pays sur 19 nations, 15 000 personnes).
[3] Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, Rapport annuel 2026 sur l’état du sexisme en France — La menace masculiniste, janvier 2026, n=3 061 (Toluna Harris Interactive).
[4] Dardenne B., Dumont M., Bollier T., 2007, Insidious Dangers of Benevolent Sexism: Consequences for Women’s Performance, Journal of Personality and Social Psychology, vol. 93, n° 5.
[5] IFOP pour Zenchef, Resto en couple — Le Faiminisme passe-t-il à table ?, mai 2023, n=1 525.
[6] INSEE, France, portrait social, édition 2023, fiche couples et homogamie. Enquête Emploi du temps, dernière vague — répartition du travail domestique 64 % femmes / 36 % hommes en couple avec enfants.
[7] Milan Bouchet-Valat, Plus diplômées, moins célibataires : l’inversion de l’hypergamie féminine au fil des cohortes en France, Population, INED-INSEE, 2015.
[8] APEC, Premier emploi des jeunes diplômés, édition 2023 — écart de demande salariale initiale femmes-hommes.
[9] DARES, enquêtes Conditions de travail, anticipation maternité-poste chez les jeunes femmes diplômées.
[10] Pierre-Brossolette S., introduction des rapports HCE successifs (constat de progression du sexisme chez les jeunes hommes).