Les chiffres bruts

L’enquête ACSF (Analyse des Comportements Sexuels en France), dont les chiffres détaillés par démographie sont analysés ici, et ses rplications IFOP constituent la source la plus rigoureuse sur ce sujet. Voici ce que les données déclaratives indiquent pour la France :

11,7
Nombre médian de partenaires au cours d’une vie hommes
5,4
Nombre médian de partenaires au cours d’une vie femmes
4,2
Nombre médian chez les 18-25 ans (déclaratif, toutes identités)
62%
Des Français estiment que le “body count” ne devrait pas influencer une relation
📊 IFOP Observatoire de la sexualité 2023 ACSF 2006 rplication INED

Le problème mathématique fondamental

Il existe une impossibilitmathmatique dans les données déclaratives mondiales : les hommes hétérosexuels déclarent systématiquement plus de partenaires que les femmes hétérosexuelles. Or, dans une population ferme, ces deux moyennes devraient être identiques.

?
Hommes déclarent ~11,7 partenaires Femmes déclarent ~5,4 partenaires.
Mathmatiquement impossible dans une population hétérosexuelle ferme. L’un des deux groupes (ou les deux) ment ou compte différemment.

Cette asymétrie atdocumentée dans tous les pays étudis depuis les années 70. Les explications sont multiples :

📚 Einon, D. (1994) Alexander, M. et al. (2005) Tourangeau & Smith (1996)

La norme sociale : ce que les gens pensent vraiment

Au-deldes chiffres bruts, l’IFOP a mesurà las normes perçues c’est—dire ce que les Français pensent être un body count “acceptable” chez un partenaire potentiel. Les résultats révélent une double standard toujours bien vivant :

6,3
Nombre “acceptable” de partenaires passs chez une femme, selon les hommes interrogs
12,1
Nombre “acceptable” chez un homme, selon les femmes interroges
38%
Des hommes disent qu’un body count élevé chez une partenaire les “dissuaderait”
18%
Des femmes disent la même chose pour un partenaire masculin
📊 IFOP Sondage “Body Count et Vie Amoureuse” 2023. N = 2 112 adultes.

Le double standard sur le body count n’est pas une opinion c’est un fait sociologique document. Il est plus fort chez les hommes les moins diplômés et s’attnue fortement aprés 35 ans.

Ce quea révéle sur nos normes

La discussion autour du “body count” est révélatrice d’une tension plus profonde : la sexualité féminine est encore partiellementvalue à travers un prisme de raret(moins de partenaires = plus de valeur), alors que la sexualité masculine estvalue à travers un prisme de performance (plus = plus de valeur). Ces deux logiques sont en collision directe dans le dating moderne.

Les données montrent que cette norme s’rode progressivement : chez les 18-30 ans, l’écart entre ce que les hommes et les femmes jugent “acceptable” est de 40% inférieur ce qu’iltait chez les 50-65 ans dans la même enquête.

Sources :

[1] IFOP Observatoire de la sexualité des Français 2023. N = 3 010, représentatif 18-70 ans.

[2] Enquête ACSF Analyse des Comportements Sexuels en France (Inserm / ANRS), rplication 2006.

[3] Einon, D. (1994) Are men more promiscuous than women? Ethology and Sociobiology.

[4] Alexander, M.G. & Fisher, T.D. (2003) Truth and consequences: Using the bogus pipeline to examine sex differences in self-reported sexuality. Journal of Sex Research.