Ce que disent les Français en 2025 : les chiffres

36%
Pensent que l’homme devrait payer l’intégralit(OnePoll, 2 000 adultes, jan. 2025)
65%
Trouvent normal que l’homme propose de payer l’addition (IFOP/Zenchef, N=1 500, 2023)
72%
Des hommes trouventa normal (vs 59 % des femmes)
56%
Des femmes de moins de 30 ans ok avec payer la totalit(Herstory Media)
📚 OnePoll jan. 2025 IFOP pour Zenchef juin 2023 Herstory Media
60%
Des Français estiment que c’est l’homme de proposer ET de rserver le restaurant. L’argent n’est pas isolé il fait partie d’un ensemble d’attentes autour du rôle masculin dans la mise en scne du premier rendez-vous.

La fracture générationnelle : tout se joue avant 30 ans

Les chiffres globaux masquent une rupture nette entre générations.

+40 ans
  • Massivement attachs l’ide que l’homme paie
  • Code appris, intégr, vrifidans leurs expériences
  • Parit= manque de romantisme
-30 ans (Gen Z)
  • 51 % des femmes pensent que c’est l’homme de payer
  • 56 % ok avec la femme qui paie l’intégralit
  • Partager = logique, pas renoncement à la galanterie
📚 Herstory Media sondage sur les habitudes de séduction des Françaises

Ce qui se dessine, c’est une sociétéen transition : les codes anciens n’ont pas disparu, mais ils ne font plus consensus. Et cette zone grise génére exactement le genre d’inconfort que tout le monde a déjà vécu devant une addition.

Pourquoi l’homme payait et pourquoia se comprend encore

L’ide que l’homme paie n’est pas tombe du ciel. Elle avait une logique économique : dans une sociétéoù les femmes travaillaient moins et gagnaient moins, iltait cohrent que l’homme assume les frais d’une sortie.

Aujourd’hui, cette logique a partiellement disparu. Mais l’écart salarial reste réel : les femmes gagnent en moyenne 16,8 % de moins que les hommes enquivalent temps plein (INSEE). Demander systématiquement le 50/50 revient parfois ignorer une inégalitstructurelle.

Il y a aussi la dimension du signal coùteux : payer, c’est manifester un intérêt sérieux. Un geste qui a un prix réel, et qui pour cette raison est lu comme plus sincère qu’une simple parole.

Les arguments du 50/50 : plus solides qu’ils n’y paraissent

Partager l’addition est souvent présentcomme le choix pragmatique des gens qui manquent de romantisme. C’est une caricature.

Ce que l’addition révéle vraiment

Au fond, la question de qui paie n’est pas une question d’argent. C’est une question de représentation de soi et d’attentes implicites. Ce n’est pas l’argent c’est ce que l’argent est censdire. Et le fait que les deux personnes en face n’ont pas nécessairement le même dictionnaire.

Si vous êtes un homme en 2025 : payer l’intégralitreste, dans la majorité des situations en France, un geste bien reçu. Pas parce que vous le devez parce que le contexte le rend encore lisible comme signal d’intérêt. Si votre date insiste pour partager, laissez-la le faire sans en faire un affront.

Si vous êtes une femme : proposer de partager n’est pas une capitulation c’est un acte d’autonomie. Si l’homme refuse poliment et insiste pour payer,a ne signifie pas que vous lui devez quelque chose. Sia le drange que vous proposiez, c’est une information utile.

La vraie question n’est pas l’addition de ce soir. C’est ce que vous voulez comme dynamique sur le long terme.

Sources :

[1] étude OnePoll 2 000 adultes français, janvier 2025.

[2] étude IFOP pour Zenchef 1 500 Français, juin 2023.

[3] Herstory Media sondage sur les habitudes de séduction des Françaises.

[4] INSEE écarts de salaire femmes-hommes en France, 2023.