Combien d’immigrs en France ? Les chiffres exacts
Selon l’INSEE, la France comptait en 2023 environ 7 millions d’immigrs personnes néestrangéres l’étranger soit 10,6% de la population. Les descendants d’immigrs de 2e génération représentent environ 12,1% supplémentaires. Total : environ 22,7% de la population française a une origine immigre sur une ou deux générations.
Le bilan budgtaire : ni le chiffre de la droite, ni celui de la gauche
→ Ce qui circule droite
”L’immigration coûte 40 milliards.”
? Aucune méthodologie sérieuse publie ne valide ce chiffre.
→ Ce qui circule gauche
”L’immigration est un bnéfice net structurel.”
? Vrai pour l’immigration qualifie pas pour le profil moyen.
L’OCDE (Perspectives des migrations 2021, 25 pays) : contribution budgtaire nette des personnes nées l’étranger en France = +1,02% du PIB sans dépenses militaires/dette. Avec ces dépenses partages par toute la population ? -0,85% du PIB. Conclusion rigoureuse : le solde budgtaire est proche de zéro.
Les données d’insertion qui drangent
Selon l’enquête Emploi INSEE 2023 : 56,2% destrangers extra-européens occupent un emploi, soit 14 points de moins que les citoyens français (69,9%). L’OCDE note que ce taux d’emploi inférieur plombe la contribution budgtaire globale.
Plus proccupant encore : le taux de jeunes nés en France de parents immigrs ni en emploi, ni en scolarit, ni en formation atteignait 24% pour les années 2020-21 selon l’OCDE à la deuxime taux le plus élevé d’Europe derrire la Belgique. Ce signal sur la deuxime génération est le plus sérieux d’un problème d’intégration structurel.
Le débat honnête n’est pas “immigration oui ou non”. C’est : quelle immigration, avec quel système d’intégration, mesurpar quels indicateurs ? C’est une question de politique publique pas un jugement moral sur les personnes.
Le cadre légal : qui est immigrant en France ?
Avant de discuter les chiffres, les définitions s’imposent. La France utilise trois catégories statistiques distinctes, souvent confondues dans le débat public :
- Immigré (INSEE) : personne née étrangère à l’étranger, qu’elle soit naturalisée ou non. C’est la définition officielle française et eurostat.
- Étranger : personne n’ayant pas la nationalité française au moment du recensement. Tous les étrangers ne sont pas immigrés (enfants nés en France de parents étrangers) et tous les immigrés ne sont pas étrangers (naturalisés).
- Primo-arrivant : personne entrée sur le territoire français depuis moins d’un an avec un titre de séjour de plus de 3 mois.
Le bilan économique : au-delà des slogans
Le débat économique sur l’immigration est structurellement pollué par deux biais opposés : ceux qui attribuent tous les déficits publics à l’immigration, et ceux qui nient tout coût budgétaire à court terme. Les données réelles sont plus nuancées.
Le rapport de l’OCDE « Perspectives des migrations internationales » (2023) synthétise les études disponibles sur les pays membres :
- À court terme (0-5 ans après l’arrivée) : les immigrés contribuent moins en impôts et cotisations qu’ils ne perçoivent en services publics, en raison du coût d’intégration (langue, reconnaissance des diplômes, accès au marché du travail)
- À moyen terme (5-15 ans) : le bilan se réquilibre à mesure que l’insertion professionnelle progresse
- À long terme : les immigrés contribuent nettement et positivement aux systèmes de retraite des pays vieillissants, en compensant partiellement le déficit démographique
La question économique de l’immigration ne peut pas être réduite à un solde annuel. C’est un investissement à horizon long, dont le retour dépend largement de la qualité des politiques d’intégration — formation linguistique, reconnaissance des diplômes étrangers, lutte contre les discriminations à l’embauche.
Sources :
[1] OCDE Perspectives des migrations internationales 2021 (25 pays analysés).
[2] INSEE Inactivité, chômage et emploi des immigrs, données 2023.
[3] DREES Données protection sociale et immigration.
[4] Fondation Jean-Jaurs Analyse critique des chiffres de coût de l’immigration (2024).